La dernière sur le Malären...

Si depuis 2011 les voyages en Suède se sont multipliés, ce dernier a une consonance particulière puisqu'il s'agit du dernier sur le Lac Malären.

Et oui, le camp s'arrête pour une nouvelle destination. Après de multiples séjours sur ces eaux, Walter et moi éprouvons un petit pincement au cœur pour ce lac qu'on appelait notre "bijou". Chaque chose a une fin, nous verrons ce que valent les prochaines destinations mais le Malären reste le Malären. 

Un site que nous avons appris à connaître au fil des séjours.  Certains couloirs de navigation, baies ou haut-fonds ont d'ailleurs aujourd'hui des surnoms liés à nos précédentes excursions (le "drive", la baie des Cygnes, le péage etc....). Ce séjour était donc notre adieu à cette immensité de 115 000 ha !

Notre petit groupe de 8 pêcheurs avait réservé le camp du 7 au 14 juin et était constitué de moi, Walter, Bruno, André, Christian et Florent pour les habitués et de deux nouveaux: Patrick et Nolwenn. Depuis plusieurs mois, les réunions de préparation ont été nombreuses afin que chacun amène l'attirail nécessaire. Au point que nous commencions sérieusement à nous impatienter d'y être. Que voulez vous, à force d'en discuter et de faire resurgir les "bonnes histoires" de pêche, il fallait s'y attendre... le problème - et c'est le cas à chaque voyage - est que le temps est souvent interminable avant et qu'une fois sur site, la semaine passe beaucoup trop vite.

Toujours est-il que pour le jour "J" tout était prêt. Je dois même avouer que les 23kg autorisés pour la valise n'ont même pas été atteint. Une grand boite Plano m'a permis de ranger l'ensemble de mes leurres durs et mon bakan float-tube RAPALA faisait office de "four tout": fluorocarbone, hameçons VMC, pochettes de leurres souples, pinces RAPALA à long bec etc...

Côté cannes, 3 ensembles ont été sélectionnés:

- Un modèle pour pêcher avec de gros leurres comme le X-RAP PETO ou le X-RAP OTUS  par exemple.

- Un modèle pour les pêches aux leurres souples ou aux leurres dures moins volumineux

- Un modèle pour les pêches "tout venant". C'est la plus polyvalente de mes cannes puisqu'elle peut lancer un large panel de leurres. 

Petit conseil lorsque vous partez en voyage: N'hésitez pas à prendre plusieurs cannes ou une canne de "secours" il n'est pas impossible de casser une canne pendant un séjour et il serait dommage de ne pas pouvoir finir la semaine faute de matériel. Une âme charitable pourra toujours vous prêter une canne, mais il est toujours plus agréable de pêcher avec son matériel. Plus serein, nous n'avons pas peur de casser cette nouvelle canne gentiment prêtée et parce que l'on connait les limites de son matériel lors d'un combat musclé. 

Julien Himbert Rapala brochet Suède BX-Swimmer

Revenons-en à la pêche, les journées ont été très fluctuantes en fonction des pressions atmosphériques et des conditions météorologiques. Pour faire simple, sur les journées de basse pression la pêche a été compliquée alors que le cocktail haute pression et météo venteuse était synonyme de belles pêches. Malheureusement, en Suède, le temps est rarement stable. Si bien que chaque journée est différente et les résultats "pêche" s'en font ressentir.

Pour autant nous ne pouvons pas nous plaindre.  Sur nos 3 bateaux, tous les jours, nous avons réussi à trouver des poissons actifs. Si bien que les résultats ont jonglé entre 30 et 75 brochets/jour.

En revanche, contrairement aux précédentes années, la moyenne des poissons (tout est relatif) est restée faible. Les habituels brochets de 80/85cm ont laissé place à une ribambelle d'individus de 60/70cm. Autant vous dire que lorsque ces derniers sont actifs et qui plus est loin du couvert végétal, c'est que les gros ne le sont pas ou peu. Il y'a qu'une journée - celle à 75 brochets - où les petits poissons ont été "presque" inexistants, nous avons alors capturé la majorité de nos gros poissons sur cette journée avec très peu d'individus en-dessous de 75cm. 

Qu'importe, ainsi est la pêche et ce n'est pas en bloquant un an à l'avance son séjour que l'on tombe sur la "bonne semaine". Il faut savoir l'accepter et faire en fonction pour tenter de réaliser le meilleur résultat possible. Quotidiennement - avec la météo changeante - nous avons remis les cartes sur la table pour réfléchir ensemble sur les meilleures options pêche. Le partage collectif et les réflexions menées ont permis de bloquer en fin de séjour juste à la porte d'un total de 300 brochets (objectif fixé au début du séjour).

a pêche s'est essentiellement faite sur les hauts-fonds. A savoir des micros spots ou patates disséminés ici et là sur le lac. Des postes "péage" situés dans des couloirs de navigation où les poissons tournent et se postent. Des zones intéressantes puisque la proximité des grandes profondeurs permet également à des grands poissons d'y monter soit pour s'alimenter soit pour digérer. Ailleurs sur le lac, les baies étaient occupées principalement de petits poissons (-80cm).

Les leurres gagnants ont été le X-Rap Peto et le BX-Swimmer pour les pêches hautes (dessus des hauts-fonds, herbiers, baies etc...) ainsi que la palette et les pêches au souple pour les pêches profondes (cassures, baies profondes etc...). De quoi varier les plaisirs en fonction des affinités de chaque pêcheur. La pêche au gros jerkbait - l'une des mes préférées - n'était pas la solution pour ce séjour et si quelques poissons se sont laissés tenter, il était préférable de revenir aux bases de ce qui fonctionnait.

Si les résultats entre les pêcheurs ont été disparates, comme souligné à chaque participant à l'aller, nous avons tous touché un gros au cours du séjour. Après il ne faut pas les louper ni les décrocher et cette année, beaucoup sont repartis avant la case "épuisette".

Il faut dire que les gros prenaient mal avec des touches furtives et des montages piqués au bout du bec. A la moindre erreur lors du combat, le poisson était perdu... Cela laissera des images gravées dans nos mémoires, sources de nos prochaines histoires de pêche.

Julien Himbert brochet Suède RAPALA

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